Loi de programmation militaire : le MoDem salue « une véritable ambition pour nos armées » et défendra plusieurs amendements pour améliorer le texte

Loi de programmation militaire : le MoDem salue « une véritable ambition pour nos armées » et défendra plusieurs amendements pour améliorer le texte

Les députés débutent aujourd’hui l’examen du projet de loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2019 à 2025. Le groupe Mouvement Démocrate soutient ce texte, qui s’articule autour de quatre grands axes :

Améliorer les conditions de vie des militaires et d’exercice du métier des armes, pour permettre aux armées de remplir les missions opérationnelles de manière durable et soutenable ;
Renouveler et moderniser les capacités opérationnelles les plus critiques, avec un accent mis sur les capacités de renseignement et de cyber ;
Garantir notre autonomie stratégique et construire les conditions d’une autonomie stratégique européenne ;
Innover et se transformer pour répondre aux défis futurs.

« Notre groupe soutient ce projet de loi qui porte une véritable ambition pour nos armées alors que l’on perçoit bien la permanence voire la croissance des menaces qui pèsent sur notre pays et notre continent. Si nous ne manquerons pas de proposer des améliorations à ce texte, nous soutenons les quatre axes qui le structurent, à commencer par la priorité donnée à l’amélioration des conditions de vie des personnels militaires et civils qui animent notre outil de défense. La coopération européenne nous parait également un axe incontournable, tant du point de vue opérationnel qu’industriel. »

Fabien Lainé, député des Landes, porte-parole du groupe sur ce texte

Les 36 amendements déposés par les députés du groupe MoDem traduisent six ambitions majeures :

Renforcer le contrôle parlementaire : renforcer le suivi et le contrôle parlementaire des opérations militaires, des exportations d’armements et de l’exécution des crédits de la LPM.
Promouvoir les réserves et le service militaire volontaire : accroître la durée du congé de réserve, promouvoir une spécialisation accrue des réservistes et valoriser l’implication des jeunes au sein des différentes réserves.
Protéger la santé des militaires : réduire les traumatismes sonores dont sont victimes les personnels combattants et qui constituent l’une des premières causes de blessure des militaires.
Soutenir la participation des militaires et anciens militaires à la vie publique et intellectuelle : favoriser la candidature de militaires aux scrutins locaux ainsi que la pratique d’une activité d’enseignement pour les anciens militaires.
Préciser la vision stratégique française : prendre mieux en compte les stratégies dites « intégrales » – incluant les domaines économique, technologique, culturel et militaire – des grands acteurs étatiques internationaux (notamment la Chine et la Russie), les risques exo-atmosphériques ou encore la menace des armes nucléaires tactiques.
Préciser le modèle d’armée français : en particulier, réaffirmer la priorité donnée aux matériels robustes et rustiques en parallèle des équipements et programmes de haute technologie, trop souvent favorisés.

« Outre les grands axes stratégiques, nous saluons l’effort de l’exécutif qui propose un projet lucide et sincère. Lucide, parce qu’il s’appuie sur un diagnostic précis et se traduit par une trajectoire ascendante du budget des armées et de leurs effectifs. Sincère, parce qu’il prévoit d’avoir recours exclusivement à des crédits budgétaires, et non à d’hypothétiques recettes exceptionnelles comme ce fut le cas dans la LPM précédente.
Nous demeurerons toutefois vigilants quant à l’application effective de cette programmation militaire, alors qu’une part importante de l’effort porte sur l’après-2022. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous défendons un contrôle parlementaire étroit et exigent, qui permettra aussi de rappeler que la défense est l’affaire de tous. »

Marc Fesneau, président du groupe MoDem et apparentés