Réforme du Code du Travail : Une première étape pour renouer avec la croissance et le plein-emploi

Elles étaient attendues, elles n’ont pas déçu. Près d’un mois après le vote du projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social, le
gouvernement a dévoilé le contenu des ordonnances.

Deux aspects ont principalement caractérisé la méthode de travail employée, conformément à la promesse qui avait été faite par le président de la République :

  • La rapidité. Pour la majorité, la question de l’emploi est une priorité absolue qui nécessite des changements profonds et rapides.
  • La concertation. Outre les riches débats qui ont eu lieu à l’Assemblée nationale, le gouvernement
    et la ministre Muriel Pénicaud ont eu à coeur d’impliquer les partenaires sociaux tout au long du processus de rédaction des ordonnances.

A la lecture de ces textes, le groupe Mouvement Démocrate et apparentés tient à faire part d’un certain nombre de satisfactions :

  • Les mesures présentées s’adressent tout à la fois aux entreprises et aux salariés. C’est le sens de l’objectif qui avait été exprimé par le gouvernement, « faire converger performance économique et performance sociale ».
  • Une attention toute particulière a été portée aux TPE et PME, ces entreprises qui jouent un rôle primordial dans le tissu économique français et qui contribuent majoritairement aux créations d’emplois dans le pays.
  • La confiance faite au dialogue : « le contrat plus que la loi ». Tout est mis en oeuvre pour faciliter le dialogue social, de manière à parvenir à des accords au plus près des réalités auxquelles sont confrontées les entreprises.

Marc Fesneau, président du groupe MoDem, et Patrick Mignola, porte-parole du groupe sur ce projet de loi, se félicitent donc de cette réforme et insistent sur le fait qu’elle est une première étape :

« Ces ordonnances permettront des avancées fortes et significatives. Grâce à cette méthode de concertation, le gouvernement est parvenu à un texte très équilibré, prenant en compte les attentes des entreprises comme celles des salariés.

Mais c’est aussi la première pierre d’un édifice de six réformes annoncées par Emmanuel Macron lors de sa campagne : la baisse des charges salariales pour mieux rémunérer le travail, l’ouverture de l’assurance chômage aux démissionnaires et aux indépendants, la réforme de notre formation professionnelle et de l’apprentissage, et la réforme de notre système de retraites.

Elles seront conduites dans les dix-huit premiers mois du quinquennat pour permettre à notre pays de renouer de manière pérenne avec la croissance et le plein-emploi. »